Pourquoi le site a failli crever_mais en fait pas encore.
Chronique d'un chanvrier
Pourquoi le site a failli crever_mais en fait pas encore.
Publié le 04/03/2026 - 18 min de lecture
Pourquoi le site a failli crever.
Février 2026...
Troisième nuit d'affilée que je tiens... collé sur mon écran... à coder comme un dératé tout ce qui me passe par les doigts... Une envie... une fièvre plutôt... de tout chambouler, de tout refaire depuis le début...
Février 2026... Troisième nuit d'affilée que je tiens... collé sur mon écran... à coder comme un dératé tout ce qui me passe par les doigts... Une envie... une fièvre plutôt... de tout chambouler, de tout refaire depuis le début... L'IA elle avance, elle cavale, elle me dépasse et je cours derrière avec mes petites pattes et mes bouts de code appris à la va-vite sur un smartphone, sur une appli pour débutants, vous imaginez... Et pourtant... j'ai compris quelque chose... que je pouvais faire des belles choses, moi... des vraies... et en plus économiser un gros tas de fric... La tréso, c'est mon problème à moi... mon problème récurrent... mon compagnon de galère depuis le premier jour de l'aventure...
Mais là faut remonter... faut plonger dans le fond du bac... pour comprendre où j'en suis aujourd'hui... Soyons honnêtes... on va pas se raconter des histoires, on va pas faire les Américains avec leurs grandes dents blanches et leur bonne humeur de façade... je bouffe mes doigts depuis un moment... Je me voyais pas comme ça... non... frôler la clochardisation... c'est un grand mot quand même... j'ai une caravane, une belle caravane rongée par la vermine qui m'a sauvé la mise quand j'ai dû me rapprocher de ma fille... J'ai un logement décent maintenant, je vais pas faire la pleureuse... j'arrive à nourrir ma gosse... quatre ans... elle s'en cogne du pognon, elle...
Mais je suis obligé de bosser, d'enchainer les missions d'intérim en paysage à côté... voilà... c'est ça le souci... te lancer dans le CBD quand t'as les poches vides... c'est du suicide pur et simple... un suicide lent, propre, administratif... Et je l'ai bien senti, moi... ces deux dernières années... oh la vache... la branlée monumentale que mes finances ont prise...
J'avais eu la bonne idée — enfin non — de me séparer juste au moment du grand saut... Et d'avoir un pote avec une ferme à 50 km... des terres à prêter... Trouver de la terre à cultiver en France... c'est un bordel cosmique... des commissions... des cases à cocher... des formulaires sans humains derrière... du copinage généralisé... et ce sont toujours les gros qui raflent... toujours... depuis le début des temps...
Et moi au milieu de tout ça... je pensais naïvement que c'était ma chance... l'opportunité à saisir... le grand projet... Sauf que la réalité elle a des petites dents acérées... elle vous rattrape au détour d'un regard... Ce petit sourire... ces yeux immenses remplis d'amour sans rien demander en retour... et moi qui réalisais que je ne les verrais plus qu'un week-end sur deux... le vertige du vide, d'un coup... Il a fallu lâcher les grands idéaux... trouver un point de chute à côté de chez sa mère... juste pour pas devenir complètement fou... retrouver un semblant d'équilibre... C'est fou un gosse... ça vous tord un homme de l'intérieur... ça vous change l'ossature... Bon, je m'arrête là... on va pas sortir la boîte à violons... on a tous compris la musique... on n'est pas là pour faire la manche à l'émotion et arrondir mon chomdu de 700 boules par moi...
Le site internet était mort... mort et enterré depuis un bail... Quelques clients courageux venait donner de la force de temps a autres et puis j'ai dû ravaler ma fierté en décembre... changer mon fusil d'épaule... J'ai pris ma bagnole, j'ai démarché les shops un par un... tapé aux portes pour trouver quelques partenaires... juste de quoi payer les factures qui s'empilaient... C'est fascinant cette vie... cette course perpétuelle après l'argent qui court toujours plus vite que vous... J'ai trouvé des pros... des clients qui paient rapidement... ça met un peu de chaud dans la trésorerie... c'est rassurant, oui... mais c'est pas l'Eldorado non plus... La moyenne... si je crève pas de chaud dans les jardins des autres en paysage pour compléter... c'est 1 000, 1 100 balles pour le moment... C'est frustrant de vendre son âme au prix de gros... mais ça pourrait être pire... J'ai mangé mon pain noir... je l'ai bouffé jusqu'à la dernière miette... enfin je crois... on n'est jamais à l'abri d'une bonne blague dans cette existence...
Et pourtant, parfois, je me le demande... je me demande si j'aurais pas une putain de bonne étoile planquée quelque part au-dessus de tout ça... qui me guide à tâtons dans le brouillard... J'ai toujours été border... toujours sur le fil, toujours un pied dans le vide... mais je m'en suis toujours tiré... C'est peut-être ça la vraie mécanique... une espèce de résilience qui te durcit le cuir à force d'encaisser les épreuves... Arrive un moment, t'en as plus rien à foutre... t'en as plus rien à carrer de l'angoisse... À quoi bon se bouffer le foie à anticiper les catastrophes qui finiront de toute façon par te tomber sur le coin de la gueule si tu restes la tête dedans, à attendre bêtement la foudre sans prendre l'air...
Mais moi l'air, je le prends... je le respire à pleins poumons... je suis toujours fourré dehors... toujours au contact de la terre, du vent, du vivant... C'est sûrement ça qui me sauve à la fin de la journée... le fait d'avoir les mains dans la merde, de faire un vrai truc avec mes dix doigts... ça te vide la tête... tu penses plus aux factures quand tu tailles une plante.
Bref je m'écarte... c'est mon problème récurrent à moi... le TDAH... mais on s'en cogne... enfin pas ma comptabilité qui attend d'être traitée depuis six mois dans un coin sombre de mon disque dur... Et mon comptable... mon bon à rien de comptable que j'ai dû lourder... tellement il me saignait avec ses factures mensuelles... pour rien me rendre en retour... Les comptables, ils mangent l'argent... ils mangent tous l'argent... tous ces cols blancs... tous ces parasites en chemise... On m'avait pondu un devis pour un site... un an plus tôt... 6 000 boules... pour un site vitrine avec un SEO dégueulasse... T'as intérêt d'en vendre des grammes sur un marché où les producteurs n'existent pas et où les petits bourgeois sortis d'HEC dominent tout... tout le marché en ligne... avec leurs molécules de merde et leur tapage marketing ultra agressif... J'ai reçu une offre hier... 50% off... 100 g offerts dès 99 euros... goodies... et une maison sur la côte...
Mais revenons en a nos moutons... Plélan-le-Grand... Charles... le céréalier... Charles, lui, c'est un paysan dans l'âme... un vrai... il aime faire vroum vroum avec son tracteur... se toucher en admirant ses parcelles... vivre peinard... sans qu'on lui casse les couilles... pas de grande ambition, Charles... une routine qui lui va bien... il vivote... ne risque finalement rien... les parents sont à l'aise, ils vivent sur la ferme... Sa mère... une femme formidable... d'une générosité rare... Mon chien aussi s'en souvient... toujours un petit frichti sans me le dire... Saito est devenu un gros lard sans que je m'en aperçoive... Il fait moins le malin quand faut courir après les chevreuils...
Je me suis installé dans une caravane, dans un coin sympa de la ferme... fin de saison 2024 pour les récoltes... Avant ça, des allers-retours de 50 km tous les week-ends... pour m'occuper des cultures... Et c'est là que ça a commencé à sentir le gaz entre Charles et moi... Charles, il n'a pas la passion de la plante... il compte son temps de travail... il a raison d'ailleurs... Moi je ne compte pas... j'ai les crocs, moi... Sur l'itinéraire technique on n'était pas d'accord... Charles, c'était le moins j'en fais mieux je me porte... et ça se tient dans sa vision des choses... Moi c'était la taille, le palissage, on n'a rien sans rien... Et comme je me suis retrouvé à tout faire tout seul il fallait bien s'arrêter...
La récolte merdique a joué aussi... une saison à manger des seaux de flotte à longueur de journée... 2024... tous les chanvriers s'en souviennent... et nos fleurs outdoor aussi... Fin de récolte... 20 kg... J'ai pas dormi pendant trois semaines... la surveillance du séchoir... l'électricité qui sautait trois fois par nuit... la manucure à la main que Monsieur Charles pouvait pas faire à cause du baobab qu'il a dans le creux des paumes...
20 kg de merde... des variétés de merde... Je tairai le nom du breeder mais il m'avait pris pour un con... Rien d'homogène... 4 variétés... une avec des semis qui lèvent pas... 300 graines dans le sac... et le reste qui pousse de travers... En partie à cause de mon grand chef qui avait laissé tiédir tous les plants tellement il ne s'en occupait pas... 30% perdus comme ça... On avait planifié mille plants... mis 600 en terre... récolté 10%... et tout laissé pourrir parce qu'on s'y était pris comme des glands sur cette première saison...
Ensuite fallait vendre... mais les statuts... les papiers... pas nécessaire selon le grand au départ... Mon EI pas encore créée... plus question d'association sur les cultures... j'étais enclin à créer une SAS commerciale pour qu'on puisse au moins vendre ensemble... une vraie boîte... Les Chanvriers Bretons... voilà le nom... Et ce fut le début du parcours du combattant...
Toutes les banques... on s'est fait sortir de toutes les banques pour déposer le capital... Parce que j'ai mis du temps à comprendre... j'ai mis du temps à imprimer que "chanvrier", c'était cramé comme activité... c'était un mot radioactif pour eux... Et ces enflures en cravate, ils sont pas cons, les bougres... ils ont la méthode... Ils te balancent pas dehors à coups de pompe dans le train... non... ils t'envoient une lettre... une lettre toute mignonne... avec plein de belles paroles... c'est tellement bien tourné, tellement poli que t'as presque envie de les remercier de t'avoir craché à la gueule... "À la suite de l'examen approfondi de votre dossier..."... tu parles... ils ont juste lu "chanvre", ils ont vu le spectre du blanchiment, le spectre de la drogue et des bar a chichas... et ils ont refermé le dossier, terrifiés comme des gamines dans le noir..
La création de boîte a deux ne s'est pas faite... heureusement d'ailleurs... Le grand supportait pas de ne pas être le seul chef... Moi pareil sûrement... j'avais une vision, il fallait s'y tenir, je la lui imposais... Mais lui, de vision, il n'en avait zéro... Il voulait un présentoir dans un bureau de tabac et ma gueule pour démarcher tous les tabacs de Bretagne...
Le bureau de tabac... c'est spécial dans mon coin... que des cinquantenaires souvent en couple... faut choisir le bon moment... pas aux heures de pointe... attendre madame... c'est elle qui gère la compta et les commandes... Elle s'en tape du CBD, Chantal... elle voit juste les grosses bascules qu'elle peut faire avec ces fleurs de haschich vendues à des clients qui ne posent pas de questions... Ton discours de paysan en difficulté... elle s'en tamponne... elle a déjà son grossiste... un CBD médiocre tout gris dans sa vitrine... 1 euro le gramme tarif public...
J'ai vu les tarifs pro grossiste... c'est une défaite nationale, les gars... République tchèque... 26 centimes le gramme... zéro THC... des procédés pour retirer tout ça... je vous parlerai pas de ces procédés... c'est flou même pour moi... Mais un laborantin qui analyse des échantillons de CBD lavé me l'a confirmé... plus de THC dans ces fleurs... par contre de nombreux autres pics apparaissent... et le laboratoire ne sait pas quoi chercher... ne peut rien déclarer... On ne sait pas... Voilà... sous prétexte de protéger le consommateur avec des taux réduits... on l'empoisonne avec d'autres substances qui naissent lors des procédés d'abaissement... C'est ça la vérité... personne ne la dit... moi je vous la dis...
Alors face à ce cloaque... face à ce grand marché du poison légal et de la magouille à deux balles... j'ai dit stop... j'allais pas donner mes fleurs à bouffer aux cochons... Pas question d'aller ramper devant les Chantal de Bretagne pour brader ma sueur à côté de leur foin grisâtre...
Fin de saison 2024... j'ai eu le nez creux... 2 000 pèlerins sur Instagram... 2 000 types qui regardent mes fleurs en photo et qui likent... je me suis dit voilà... voilà le truc... voilà l'échappatoire... Vendre en direct... sans intermédiaire... sans Chantal et son présentoir... au prix qu'on décide nous... pour des gens qui veulent fumer propre... Se faire des couilles en or... enfin... d'abord écouler ces 20 kg...
Le e-commerce... le futur... on a pris rendez-vous avec un cabinet de dev... Le mec nous a regardés... a sorti son devis... 6 000... 6 000 euros pour un site boutique basique... vous entendez ça... 6 000 putains de pièces d'un euro chacune... Moi avec mon compte à moins 500... mes zéro connaissances en informatique... je savais envoyer un mail... Google... Word... Excel.. au moins la daronne elle trouvait déjà ça prodigieux...
Du coup j'ai choisi la solution no code... Webador... Un mois entier de ma vie que j'y ai laissé... un mois à lui rentrer dans le lard, le nez collé à l'écran de mon ordi... pour m'apercevoir tout à la fin, au dernier foutu moment... que ma banque — la seule banque que j'avais réussi à gratter — et bien son module de paiement à elle, le prestataire il en voulait pas. Pas pris en charge. Ça voulait dire tu recommences tout... tu ravales ta sueur et tu repars à zéro, mon pauvre vieux...
J'en ai vomi des bons dieux... j'en ai craché une dizaine... Non pas que je sois croyant, hein... mais au fond on l'est tous un peu, je vous le dis moi. Les vrais athées, les purs, ça n'existe pas... ils se donnent un genre, ils font les crâneurs... mais regardez-les un peu quand la mort approche, quand ça commence à sentir la terre fraîche... ça rampe direct vers le divin... Ils sont tenaces certains, d'accord... mais tout au fond, ils espèrent bien qu'il y a un truc qui les attend, que le noir total c'est pour les autres. Bref... j'ai juré, j'ai hurlé vers le ciel, parce que là la blague, elle commençait à peser son poids...
Ça m'avait fait du bien pourtant, de gueuler comme un damné au beau milieu du champ... Les vaches, elles, elles m'ont regardé... bêtement... de leurs grands yeux vides... Je me demande toujours ce qu'elles peuvent bien avoir dans le ciboulot, celles-là... Et puis bon, il a fallu s'y remettre...
Et une semaine après... Un site lourd. Lent. Joliment emballé mais mal branlé de l'intérieur... trop chargé. Le concept, il était là, l'idée elle était bonne... mais présenté comme ça, c'était à vous filer l'ennui mortel. Moi j'avais eu l'idée.. rassembler les petits producteurs de CBD de France sur la même étagère... ça n'existait pas encore, cette connerie-là... j'avais mis des jeux d'arcade... des concours... je me voyais déjà au sommet... je m'y voyais vraiment...
... Ah les concours qu'on croit qu'on va gagner des clients avec .. ,vous connaissez les concours Instagram... Faut que je vous explique le concept... Y'a des types, en France, c'est leur métier... ils se lèvent le matin que pour ça... Douze comptes, douze identités, une organisation au cordeau... ils te siphonnent les lots et ils disparaissent... jamais un achat derrière. Jamais. Le CBD, c'est un bocal, tu finis par voir toujours les mêmes tronches qui reviennent... tu les connais, tu leur souris parce qu'ils ont l'air gentils... et c'est vrai, ils sont gentils... mais commercialement, t'existes pas. T'es qu'un putain de distributeur automatique de cadeaux... J'en ai un, le mec il raffle pour 150 balles de produit... et il trouve le moyen de revenir m'écrire, tranquillement, pour me dire qu'il lui manquait un malheureux sachet. L'air de rien. Comme on réclame sa baguette à la boulangère.
Le site a fini par ouvrir, oui... Et ce fut le désastre. La désillusion totale... glacée... propre. Une bonne tarte dans la gueule que tu vois pas venir. Et pour couronner le tout, ce bouzin-là, il me pompait un billet tous les mois... Un billet que je sortais de ma propre poche, parce que niveau trésorerie, la boîte, elle était à poil... C'est ça, la rançon d'un succès phénoménal... ça coûte cher...
Les 2 000 pèlerins... ils s'en tamponnent le coquillard, de vos fleurs de petit producteur... trop cher... la concurrence a les moyens, elle, la concurrence... elle a les moyens et le SEO et les agences et les diplômés d'HEC et les levées de fonds... et vous vous avez vos 20 kg dans un séchoir de fortune et un compte Instagram avec des jolis likes... Zéro visibilité sur Google... zéro... vous existez pas... vous êtes une page blanche dans un océan de pages optimisées... Très peu de producteurs à jouer le jeu des réseaux, à parler du projet... moi qui comptais là-dessus... moi qui m'étais fourré le doigt dans l'œil jusqu'au coude... Quelques clients réguliers quand même... quelques-uns... je les remercie chaudement, ceux-là... ils savent qui ils sont... ils ont compris avant les autres...
Y'a deux mois j'en étais là... à vouloir tout fermer... baisser le grand rideau de fer... liquider le projet collectif et vendre mon chanvre en gros au shop du coin, la tête basse, comme un vaincu...
Et puis j'ai eu un sursaut. Un de ces trucs à la con, comme les résolutions de début d'année... Je me suis dit non... non, j'allais pas abdiquer... pas comme ça. Les nouveaux outils d'IA... l'intelligence artificielle... Oh, bien sûr, la moitié du pays hurle à la mort... ça crie à Skynet, ça pleure sur le réchauffement, ça s'affole de la pollution, blabla et compagnie... Mais moi, moi j'y ai vu ma planque.
Avant, si tu voulais exister sur les internets, fallait prendre un vrai dev... un mec qui te charcute sur le devis, qui te saigne à blanc. Fallait cracher ton pognon pour avoir le droit de vendre... Mais ce temps-là... ce temps-là il est crevé. L'époque où les types qui ont fait des études pouvaient tranquillement enculer ceux qui n'ont pas eu cette veine-là... c'est terminé. C'est peut-être ça le miracle de l'IA... le prolo qui a enfin une chance de mettre une branlée au camp d'en face... à tous ceux qui voudraient le voir bien sagement au chaud dans sa niche, gavé par un petit confort illusoire..
Parce que la meilleure des polices, voyez-vous... le meilleur flicage du monde... c'est pas la police. La meilleure des polices, c'est que tu sois bien tenu par les couilles... tenu par les couilles avec ta vie à crédit, ta belle maison, ton putain de SUV pour faire semblant d'exister dans cette vie qu'on t'a fait croire... Que tu fasses des mômes pour être coincé encore un peu plus. Que tu t'inquiètes tous les matins. Que tu prennes des cachetons pour tenir droit dans tes bottes... La vraie police, c'est ces shoots de dopamine qu'ils nous injectent en continu direct dans le ciboulot. Ces récompenses perpétuelles... où tu passes des heures à scroller, le regard vide, comme un pauvre fantôme, devant tes propres gosses qui cherchent la petite attention qu'ils méritent... et qui finiront par scroller eux aussi, la bouche ouverte, parce qu'à quoi bon lutter ?
Mais je divague... je divague encore et toujours... Bon, soyons clairs, soyons francs entre nous... on va pas se mentir... à la base, ce blog de merde, c'est pour le SEO. C'est pour gratter l'algorithme. C'est pour faire du pognon. L'argent, c'est le nerf de la guerre, c'est ce qui fait tourner la grande machine... Mais quitte à taper sur un clavier, je me suis dit que j'allais vous jeter quelques vraies tranches de vie à la gueule... pour le jour où vous daignerez venir acheter vos petits produits bien-être sur ma boutique. Ne cherchez pas d'agenda... ça sera ni hebdomadaire, ni mensuel, ni rien du tout... ce foutu journal, je le posterai au rythme de mes nerfs... et du peu de temps qu'ils me laissent pour respirer.
J'espère que ça vous plaira, au moins... Le site est généreux... il est fun... y'a des putains de bons produits naturels là-dedans...
D'ailleurs, il faudrait que je vous case plein de mots-clés SEO pour remonter dans les petits papiers de leur foutu Google... car on arrive au bout là... la fin du premier épisode... et la blague c'est que j'ai même pas casé CBD naturel... CBD breton... le meilleur CBD pas cher qui vous empoisonne pas... Voilà, c'est fait. C'est posé. Le robot est content.
Allez... c'est tout pour moi aujourd'hui... tirez-vous. Rendez-vous à l'épisode 2...